Archive for juillet, 2006

Chansons : Marillion : « White russian »

     Marillion est un groupe que j’ai découvert l’hiver de mes 15 ans. C’est un groupe que je qualifierai de génial.

     Ce groupe est né en 1982 et est composé de virtuoses : Steve Rothery (guitare), Mark Kelly (synthé), Pete Trewavas (basse), Mick Pointer (batterie) sans oublier Fish, chanteur terrible aux multiples octaves.
     Ces génies nous envoient dans des tonalités incongrues, dans des mondes différents. Ils conjuguent guitare électrique et voix profondes, synthé et voix stridente. Du pur bonheur ! A écouter de toute urgence !

     Voici une de leurs plus belles chansons : « White Russian »

« Where do we go from here?
Where do we go from here, where do we go from here
Where do we go from here, where do we go from here

They boarded up the synagogues, Uzis on a street corner
You can’t take a photograph of Uzis on a street corner
The DJ resigned today they wouldn’t let him have his say
Surface scratched where the needles play, Uzis on a street corner

Where do we go from here

Terror in Rue de St. Denis, murder on the periphery
Someone else in someone else’s pocket
Christ knows I don’t know how to stop it
Poppies at the cenotaph, the cynics can’t afford to laugh
I heard in on the telegraph there’s Uzis on a street corner

Where do we go from here, where do we go from here

The more I see, the more I hear, the more I find fewer answers
I close my mind, I shout it out but you know it’s getting harder
To calm down, to reason out, to come to terms with what it’s all about
I’m uptight, can’t sleep at night, I can’t pretend everything’s all right
My ideals, my sanity, they seem to be deserting me
But to stand up and fight I know we have six million reasons

They’re burning down the synagogues, Uzis on a street corner
The heralds of the holocaust, Uzis on a street corner
The silence never louder than now, how quickly we forgot our vows
This resurrection we can’t allow, Uzis on a street corner

Where do we go from here, where do we go from here

We buy fresh bagels from the corner store
Where swastikas are spat from aerosols
I sit in the bar sipping iced White Russian
Trying to score but nobody’s pushing
And everyone looks at everyone’s faces
Searching for signs and praying for traces of a conscience in residence
Are we sitting on a barbed wire fence
Racing the clouds home, racing the clouds home

In the paper wars that tie the red tape tight
I know that I would rather be out of this conspiracy
In the gulags and internment camps frozen faces in nameless ranks
I know that they would rather be standing here besides me
Racing the clouds home, racing the clouds home

You can shut your eyes, you can hide it away it’s gonna come back another day
Racing the clouds home, are we racing the clouds home
Racing the clouds home »

juillet 31st, 2006
Topic: Tout et rien Tags: None

Vive les congés

     Je suis officiellement en congés depuis vendredi soir. Quand on y réfléchit bien, je suis en vikende du vendredi soir jusqu’au dimanche soir. Et en congés depuis ce dimanche soir… Enfin, bast !!

     Tout compte fait, j’ai dû revenir travailler une heure ce matin car il y avait un devis qui était urgentissime (pour pas changer !). J’en ai profité pour enregistrer des paiements (le harcèlement téléphonique paie :D) et classer les factures. J’ai relancé des clients qui avaient « oublié » de régler leurs dûs et répondu à un coup de fil d’une personne qui voulait des baguettes (comme si ça ne se devinait pas que le bâtiment est en congés en août…).

     Travailler en famille a beaucoup d’avantages, certes, mais les principaux inconvénients sont les horaires à la carte.. Le truc super, par contre, c’est que l’on peut remballer les clients ou du moins les remettre à leur place quand ils abusent trop :D Sadique, vous dites ? Non, du tout !

juillet 31st, 2006
Topic: Chroniques d'un jour Tags: None

Littérature : Baudelaire

I ) Sa famille
     Charles Baudelaire est né le 9 avril 1821 à Paris. Gauthier écrira qu’il est né le 21 avril et sa mère affirmera que c’est le 7. Au final, ce sera la date figurant sur son extrait de naissance qui sera retenue.
     Son père, Joseph-François, sexagénaire à sa naissance, était prêtre, ancien précepteur du duc Praslin, ancien chef du bureau du Sénat Impérial mais aussi peintre. De ses premières noces (avec Jeanne Justine Rosalie Jasmin), il avait eu un fils, Claude Alphonse, demi frère donc de Charles.
     Sa mère, Caroline Archenbaut-Defayis, avait 27 ans à sa naissance. A la mort de Joseph-François (1827), elle se remaria avec Jacques Aupick, commandant, avec qui Charles ne s’entendra jamais.

II ) Sa vie
     En 1932, Charles Baudelaire est placé à la pension Delorme à Lyon (son beau père ayant été muté dans cette ville) puis, en 1936, il entre au Collège Louis-le-Grand. Les annotations de ses professeurs ne sont pas des plus glorieuses : « beaucoup de légèreté, peu d’habitude des langues anciennes », « manque d’énergie pour corriger ses défauts », « de la fausseté, des mensonges, manières quelquefois cavalières et quelques fois choquantes à force d’affectation ». Mais en 1837, Charles obtient le deuxième prix de vers latins au concours général.
     Cette même année, il visite les galeries du Musée du Château de Versailles et découvre Delacroix, à qui il vouera une grande passion. En août, il va rejoindre sa mère et son beau-père dans les Pyrénées ce qui va lui inspirer « Incompatibilités ».
     L’année suivante, il est exclu de son lycée à cause de ses facéties, pas toujours du goût de ses professeurs et de ses camarades. Mais il réussit son bac. Il s’inscrit dans une école de droit mais préfère lire des auteurs du genre Lamartine, Musset ou encore Hugo.

     En 1840, il rencontre Le Vavasseur, Prarond, Ourliac mais aussi De Nerval et Balzac.
     Lasse de ces déboires et de ces incartades, sa famille l’incite à faire un voyage de Bordeaux à Calcutta, voyage qui développera sa sensibilité.
     De retour à Paris, il va se lier avec Jeanne Duval (qui lui transmettra la syphilis dont les premiers symptômes apparaîtront vers 1850) et Félix Tournachon Nadar.
     A sa majorité, en 1842, il touche l’héritage de son père. Il va, dès lors, vivre une vie de bohème riche, cette fois là, en se noyant dans l’opium et le haschich. Installé dans un hôtel, il rencontre le peintre Boisdernier mais aussi Gauthier et Madame Sabatier. Il contracte de lourdes dettes envers un brocanteur, Arondel. Il est alors mis sous tutelle par décision familiale.
     Pour vivre, Charles va devoir se lancer dans la critique d’art et va s’y imposer comme un grand maître.
     Néanmoins, mal dans sa peau, il va faire deux tentatives de suicide en 1845.
     Il rencontre alors Joséphine Savatier, qui va lui inspirer ses poésies.
     En 1857, il publie le recueil « les Fleurs du Mal » qui va déclencher des poursuites judiciaires à son encontre car jugé immoral. Il demande l’intervention de Madame Sabatier grâce à qui il ne sera redevable que de 300 francs d’amende et de l’enlèvement de 6 de ses poèmes, poèmes qui reparaîtront toutefois plus tard.

     En 1860, il fait sa première attaque cérébrale et en 1861, il tente à plusieurs reprises de se suicider.

     En 1864, Charles, couvert de dettes, hémiplégique, usé par la drogue et la maladie, quitte Paris pour s’installer à Bruxelles.

     Il mourra le 31 août 1867 dans les bras de sa mère.

III ) Son œuvre
     Poète mal aimé, mal dans sa peau, il n’en demeure pas moins le dernier des romantiques et le premier des modernes.

     Sa plus grande œuvre restera les « Fleurs du Mal ». D’ailleurs, c’est le seul recueil qu’il écrira malgré toute une série d’essais (8 au total), de critiques (12 au total), de journaux intimes (2 au total), de nouvelles (1 seule), de proses (1 seule aussi) et de vers (2 au total) publiés dans différents journaux.

juillet 30th, 2006
Topic: Tout et rien Tags: None

Leçon de français

     Un grand malheur est arrivé à l’abbaye et j’ai la pénible mission de vous en faire part.
     Mardi soir, pendant que l’abbé Nédictine donnait les dernières grâces, l’abbé Quille perdit l’équilibre dans l’escalier et tomba inanimé dans les bras du Père Iscope. Les révérends pères, en perdant l’abbé Quille, perdaient leur seul soutien. Un seul restait joyeux : le père Fide.
     Quant à l’abbé Tise, il n’y comprenait rien. Il aurait bien voulu que le saint Plet l’aide à comprendre ce qui s’était passé mais rien n’y fit.
     Après l’accident de l’abbé Quille, on alla chercher le Père Manganate et le Père Itoine, les deux médecins de l’abbaye. Ils pensaient ranimer le malheureux mais leurs efforts furent vains et celui-ci décéda peu après.
     Le lendemain fut donc célébré son enterrement. Chacun fut appelé à l’abbaye par les célèbres cloches du Père Sonnage. La messe fut dite sur une musique de l’abbé Thoven. Le père Ocquet fut chargé du sermon et comme il n’y avait pas de chaire, il monta sur les épaules du père Choir. A la fin de l’homélie, le Père Cepteur fit la quête et remit les dons ainsi recueillis à notre frère africain, l’abbé N’Pé.
Après la messe, une grande discussion s’engagea pour le transport de la bière : l’abbé Canne et l’abbé Trave voulaient passer par les champs. Le Père Clus s’y opposa. L’abbé Casse en fut enchanté. Le Père San avec sa tête de turc ne voulait rien entendre. Le Père Vers et le Père Nicieux semaient le doute dans les esprits.
     Finalement on décida que, comme à l’accoutumée, l’abbé Taillière serait chargé du transport du corps du défunt. Devant la tombe creusée par le Père Forateur et en l’absence du Père Missionnaire, l’abbé Nédiction donna l’absolution. Le Père Venche et l’abbé Gonia avaient joliment fleuri la tombe. Celle-ci fut recouverte d’une belle pierre tombale préparée par l’abbé Tonneuse. Sur le chemin du retour, le spectacle fut déchirant. Le Père Pendiculaire était plié en deux de douleur et de chagrin. L’abbé Vitré était lui aussi plein de larmes. La Mère Cedes, invitée pour l’occasion, fermait la marche en compagnie du frère du Père Igord.
     A l’arrivée, le Père Sil et l’abbé Chamelle préparèrent le repas tout en consultant les livres culinaires du saint Doux. Le Père Nod et le Père Collateur servirent à boire et chacun put se remettre de ses émotions.

Signé : L’abbé BICITER

juillet 29th, 2006
Topic: Humour Tags: None